Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Sunday 17 June 2018 10:19
    "When they put me in the ground, I didn't understand. I was still strong and healthy. But it was useless to protest.No one seamed to hear ... (Joseph Skibell, A Blessing on the Moon)
  • admin - Saturday 16 June 2018 12:37
    ... L'homme qui peuplerait alors le monde serait une sorte d'insecte intelligent , progressivement privé d'esprit critique. (E.Jünger)
  • admin - Monday 4 June 2018 09:21
    C’est un puzzle qui m’intrigue. J’arrive à en comprendre quelques éléments, comme les rayures qui renvoient aux victimes des camps de concentration. Les rails du train aussi sans doute. Des handicapés qui vont être exécutés ou qui attendent leur tour. Un personnage, anonyme, qui arrive ou qui s’en va. Des policiers. Mais où suis-je donc dans ce cauchemar ? Sans doute sur le rail, puisque je suis là, mais en même temps dans un wagon dont l’issue est bloquée. Pour moi, cela signifie que je suis hanté par le passé et que celui-ci est ravivé par l’actualité qui touche des ressorts tels que l’exode, l’arrestation et l’impuissance devant des lois injustes. Sauf que dans ma vie réelle, je suis libre d’aller où je veux et quand je veux et que dans mon art, il n’y a d’autres limites que celles de mon imagination et de mon talent.

    It's a puzzle that intrigues me. I can understand a few things, such as the stripes that refer to the victims of concentration camps. The rails of the train also without doubt. Disabled people who are going to be executed or who are awaiting their turn. An anonymous character who arrives or leaves. Police officers. But where am I in this nightmare? No doubt on the rail, since I'm here, but at the same time in a wagon whose exit is blocked. For me, this means that I am haunted by the past and that it is revived by the news that touches springs such as exodus, arrest and powerlessness before unfair laws. Except that in my real life, I am free to go where I want and when I want and that in my art, there are no other limits than those of my imagination and my talent.
  • admin - Tuesday 29 May 2018 14:38
    Die Eröffnung der beiden neuen Eisenbahnen, wovon die eine nach Orleans, die andere nach Rouen führt, verursacht hier eine Erschütterung, die jeder mitempfindet [...] Die ganze Bevölkerung von Paris bildet in diesem Augenblick gleichsam eine Kette, wo einer dem anderen den elektrischen Schlag mitteilt. Während aber die große Menge verdutzt und die äußere Erscheinung der großen Bewegungsmächte anstarrt, erfasst den Denker ein Grauen, wie wir es immer empfinden, wenn das Ungeheuerste, dass Unerhörteste geschieht, dessen Folgen unabsehbar und sind. Wir merken bloß, dass unsere ganze Existenz in neue Gleise fortgerissen, fortgeschleudert wird, dass neue Verhältnisse, Freuden und Drangsale uns erwarten, und das Unbekannte übt seinen Reiz, und zugleich beängstigend. So muss unsern Vätern zumut gewesen sein, als Amerika entdeckt wurde, als die Erfindung des Pulvers sich durch ihre ersten Schüsse ankündigte, als die Buchdruckerei die ersten Aushängebogen des göttlichen Wortes in die Welt schickte. Die Eisenbahnen sind wieder solch ein providencielles schicksalhaftes Ereignis, das der Menschheit einen neuen Umschwung gibt, das Farbe und Gestalt des Lebens verändert, es beginnt ein neuer Abschnitt der Weltgeschichte, und unsre Generation darf sich rühmen, dass sie dabei gewesen. Welche Veränderungen müssen jetzt eintreten in unsrer Anschauungsweise und in unsern Vorstellungen! Sogar die Elementarbegriffe von Zeit und Raum sind geworden. Durch die Eisenbahnen wird der Raum getötet, und es bleibt nur noch die Zeit übrig. (H.Heine)
  • admin - Monday 21 May 2018 10:16
    Cette nuit, j’ai repensé à ce collage dont la signification m’échappait. J’ai cherché un titre et c’est le mot « enquête » qui m’est venu. De là, il a m’a été facile de comprendre ce qui se jouait ici : le personnage en train de fouiller dans les décombres, c’est moi. J’essaie de retrouver des indices sur mes grands-parents dans une période marquée par les persécutions et la guerre. Cette tâche est quasi impossible à mener jusqu’au bout, tout a été enfoui à jamais, il me semble. Pourquoi cette recherche ? A cause du silence de ma mère. Dès que j’ai su mon origine juive, j’ai voulu m’y rattacher – mais pas dans son aspect religieux – et m’ancrer dans cette filiation que les Allemands avaient voulu éradiquer. Mon « enquête » va sans doute s’arrêter là faute de documents russes du 19e s. dans la Moldavie actuelle. Mais je suis tout de même parvenu à éclairer quelques points obscurs de l’histoire familiale, comme le sort de mon oncle Léo fusillé comme espion à Moscou en 1938 et la description du transport des juifs de Hanovre à Riga le 15 décembre 1941 et ce qui s’était passé auparavant dans les « Judenhäuser » où ma grand-mère - qui faisait partie du convoi - avait été assignée à résidence.
    Pourquoi ce regard vers le passé ? Parce que le passé continue à vivre en moi. Je le vois bien dans mes collages. Mais cela ne m’empêche nullement de vivre dans le présent, ni d’être heureux, que l’on se rassure. Je le fais pour mettre de nouvelles pièces au puzzle de mon histoire.
  • admin - Sunday 20 May 2018 10:16
    Icare ? La chute des anges rebelles ? Je ne sais pas, car je n’y ai pas pensé pendant l’élaboration. J’ai commencé par l’homme qui tombe et je me suis concentré sur le décor. C’est à la fin que j’ai ajouté l’oiseau blanc – un contrepoint au corps qui dévisse. Le deuxième personnage est plus ambigu : il semble tenter un mouvement de bras pour essayer de voler, mais cela a l’air maladroit et sans doute vain. Il est le négatif de l’oiseau blanc. Il me fait penser à un des rêves que j’ai faits il y a des décennies et où je suis monté dans le grenier d’une maison dont le plancher n’existait pas et où je me suis mis à marcher sur une poutre. J’ai perdu l’équilibre et suis tombé. Réveil en sursaut. Reprenant ce rêve en thérapie, j’ai pu continuer le rêve les yeux fermés et au lieu de tomber et de mourir je me suis mis à flotter. Il me semble que depuis cette séance de thérapie, je n’ai plus jamais fait de cauchemar. Ce personnage maladroit me fait penser à cette possibilité d’une issue heureuse. L’autre, qui est plus lourd, me paraît moins apte à s’en sortir. De toute façon, l’oiseau ne connaît pas ces problèmes, il est le maître des airs, loin au-dessus des ténèbres dantesques qui ressemblent à un paysage industriel dévasté, est notre domaine à tous dorénavant.
  • admin - Monday 14 May 2018 22:25
    ... who was shot as a spy in 1938 in Moscow and rehabilitated in the 50ies.
  • admin - Saturday 12 May 2018 09:37
    "Là Léviathan, la plus grande des créatures vivantes, étendu sur l’abîme comme un promontoire, dort ou nage, et semble une terre immobile ; ses ouïes attirent en dedans, et ses naseaux rejettent au-dehors une mer." (Milton)
  • admin - Saturday 12 May 2018 09:00
    Ce collage porte la marque de ma recherche récente concernant ma grand-mère maternelle, déportée de Hanovre le 15.1.1941 à Riga. N’ayant quasiment pas de documents ou d’informations sur elle, j’ai lu le livre de Sherman-Zander, Hilde : Zwischen Tag und Dunkel: Mädchenjahre im Ghetto vu qu’elle est partie à Riga le lendemain. Ce que j’ai lu dans son récit m’a sidéré. Je ne comprends pas comment des êtres ordinaires ont pu devenir des bourreaux cruels, avides, veules et exécutants d’une entreprise de mort industrielle. Ce qui s’est passé à l’Est dépasse l’imagination la plus noire et imprègne sans doute encore la mémoire des peuples qui ont subi cet enfer.
  • admin - Friday 4 May 2018 16:15
    Un bon tableau, fidèle et égal au rêve qui l’a enfanté, doit être produit comme un monde. De même que la création, telle que nous la voyons, est le résultat de plusieurs créations dont les précédentes sont toujours complétées par la suivante ; ainsi un tableau conduit harmonieusement consiste en une série de tableaux superposés, chaque nouvelle couche donnant au rêve plus de réalité et le faisant monter d’un degré vers la perfection. (Baudelaire, Salon de 1859)