Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Monday 10 February 2020 11:35
  • admin - Thursday 6 February 2020 22:15
    I made this collage while thinking of my grandmother Dunia who was arrested in Hannover in 1941, put in a "Judenhaus" and then on a train to Riga where she was murdered. I don't have any photo of her, her life is like a black hole for me which I tried here to enlighten.
  • admin - Wednesday 15 January 2020 16:38
    Je commence toujours par une page entière de magazine. Comme aujourd'hui avec celle de la manif des femmes. L'autre moitié de la page, je l'ai utilisée en partie. J'ai aménagé (!) un ciel pour la profondeur. Sous la partie gauche se trouve une page de PM qui est partiellement recouverte. A la fin, j'ai rajouté les 2 rideaux élyséens (sic) et j'ai travaillé les têtes de ces dames. Pour accentuer la profondeur, j'ai exagéré les rapports (têtes, le bras à droite, le personnage à gauche) pour obtenir un va-et-vient entre le 1er plan et le fond, comme dans un film de Visconti ou les Bd de Gottlib. Mais la photo de départ a déjà donné la profondeur. En fait, et contrairement à la plupart de mes "collègues" je travaille l'espace. Pourquoi? Le collage est juxtaposition et superposition. De ce fait, on obtient des ruptures dans la photo. C'est en quelque sorte un détournement du réel vers l'art, une oscillation entre les deux. J'ai d'ailleurs toujours voulu que mes images oscillent, qu'elles provoquent l'incertitude. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est le noir-blanc. (PM des années 50-60 par ex.) et ce que cela peut représenter par rapport à notre monde à nous et formellement par rapport à la couleur. Mais c'est une histoire de vieux - le souvenir devient tellement important… et la mémoire aussi.
  • admin - Sunday 17 November 2019 17:49
    C'est le prénom de ma grand-mère maternelle, déportée et assassinée à Riga.
  • admin - Monday 21 October 2019 12:09
  • admin - Friday 26 July 2019 17:01
    Ce collage est le condensé de mes recherches sur la mort de ma grand-mère à Riga en 1941-2. Je suppose qu'elle a été tuée dans la forêt par les Nazis, mais je n'ai pas de données précises sur la date exacte et le lieu du massacre. Dans la partie droite, j'ai imaginé le lieu et à gauche les bourreaux, leurs rapines et la demeure d'Hitler dans les Alpes bavaroises.
  • admin - Friday 5 July 2019 08:42
    Jardin
    L’ajustement reste ma préoccupation majeure dans le collage. C’est le véritable moteur de l’image par l’effet de surprise qui se crée quand deux morceaux du puzzle s’ajustent parfaitement pour créer un nouvel ensemble. J’ai parlé de greffes, de sutures, mais ces mots me parlent moins aujourd’hui. Le mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui est « fluidité ». Les bouts d’images s’assemblent pour former un tout harmonieux et les traces de l’assemblage que sont perçues point comme des obstacles. Évidemment, les images tendent donc vers une harmonisation à dominante sombre (Caravaggio, Rembrandt, Goya) ou claire (Watteau, les Impressionnistes), mais je n’ai pas l’impression d’y perdre en expressivité. Dans mes paysages, je pense à la manière dont R. Walser décrit ses pérégrinations (Reisebericht), où tout est en mouvement grâce à sa pensée attentive à tout. Dans un récent collage, j’ai fait le bilan de mes années « jardin » en évoquant le jardin Majorelle de Marrakech qui m’avait littéralement ouvert les yeux sur la splendeur des couleurs. J’avais, de manière répétée, essayé d’évoquer ce souvenir en mélangeant peinture et collage. Mais c’est cette fois-ci que j’ai le sentiment d’avoir pu « coller » à mon souvenir et mes sensations d’alors. En revoyant mes tentatives des années 1999-2000, j’ai pu constater combien je n’avais pas réussi à faire régner la fluidité partout dans le tableau et que, de ce fait, celui-ci tombait littéralement en pièces. Une autre préoccupation, beaucoup plus facile à réaliser, c’est la variété des sujets de mes collages. Bien sûr, certains sujets sont récurrents, mais je me permets des excursions du côté des surréalistes, expressionnistes, cubistes, baroqueux etc. selon la photo qui est mon point de départ. Alors que je recherche avant tout des doubles pages, je m’amuse ces temps à faire des doubles pages à partir de deux pages différentes, mais qui peuvent s’harmoniser quand même car ne faut-il point toujours rechercher de nouveaux défis au lieu de se borner d’encaisser la rente de ses anciennes trouvailles ?
  • admin - Tuesday 12 February 2019 17:26
    L’image de l’ange pris dans les ruines m’est venue quasi immédiatement. La tour en feu me fascine, sans que je sache pourquoi. Je soupçonne un souvenir visuel très ancien associé à la guerre et à l’hiver, au froid. Comme d’habitude, c’est mon artiste caché qui s’exprime ici. Un mélange de souvenirs, de lectures, de tableaux vus, de mon histoire personnelle reliée à l’holocaust.
  • admin - Tuesday 5 February 2019 17:28
    L’évasion
    C’est une cascade de pierre qui traverse la tête. Les yeux ne voient plus. Figure grise, sortie d’un vieux magazine qui se dissout dans le paysage urbain comme un souvenir ancien. Que faire dans ce monde ? Heureusement que le rêve demeure. Vite, j’enfourche mon destrier et je m’envole vers d’autres contrées non contaminées par les immeubles et les véhicules de toute sorte. En faisant cette image, je me suis souvenu d’avoir gravi une colline à Naples et d’avoir eu la même sensation, mais aussi dans un cimetière romain. Ce collage est donc tissé d’images contemporaines et de souvenirs, de lectures. La jeune fille sur son âne est tirée des Malheurs de Sophie, mais, pour moi, cette image évoque le saut dans une dimension poétique, hors de notre vie si rétrécie. Mais en la regardant plus longtemps, j’y vois aussi l’image d’une ultime évasion et la décomposition du corps. Comme quoi, l’image ne se donne pas au premier coup d’œil, il faut la lire comme on lit un livre. Et je suis heureux, comme à chaque fois, de découvrir que mon artiste caché est toujours à la commande.
  • admin - Friday 25 January 2019 09:05
    Je ne sais pourquoi je me suis senti déprimé après avoir fini ce collage. J’étais près des larmes. Est-ce parce que j’avais vu, la veille, un documentaire sur ces oiseaux rapaces sur Arte ? Les Oiseaux de Hitchcock dont j’ai revu la fin récemment ? Sans doute un peu, mais cela n’explique pas la tristesse. Essayons une autre approche, plus formelle. La différence entre le dedans, en principe protégé, et le dehors, bien plus sauvage et incarné par les oiseaux. Des forces destructrices sont en train de détruire l’ordre. Ceux qui ont voulu s’échapper ont sans doute emprunté l’escalier pour se retrouver à l’air libre. C’est un cauchemar et je ne souhaite pas que cette image soit prémonitoire. Je préfère qu’elle soit un hommage à Hitchcock. Encore que lui, avec cette foule d’oiseaux faisant le siège d’une maison, a sûrement voulu nous dire quelque chose sur la propension humaine à se mettre en foule pour persécuter un individu.