Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Thursday 11 February 2021 12:47
    Viruss
    C’est la contrepartie d’un autre collage : no.177/2020 : Where did all my people go qui montre un enfer dantesque avec la traversée du Styx et qui représente une sorte de pierre tombale pour tous ces morts entassés par les Allemands. Le sort de ma grand-mère originaire de Kishinev en est le pivot.
    Dans celui-ci, c’est donc autre chose. C’est l’illustration de la folie des Juifs orthodoxes qui placent leurs festivités au-dessus de leur responsabilité vis-à-vis d’autrui. La voiture rouge est l’image du virus qui « circule » sans chauffeur, emmenant tout un groupe de personnes qui, pour la plupart, ont la tête à l’envers ou le nez dans un livre. Moi qui viens d’une famille athée sur plusieurs générations, j’éprouve un sentiment d’étrangeté familière par rapport à ces orthodoxes. Etrangeté par leur accoutrement, leur fanatisme et familiers par le fait que j’appartiens à cette grande famille qui comporte heureusement des êtres plus lumineux.
  • admin - Saturday 12 December 2020 22:40
    Je pense que la part juive qui m’a été transmise par ma mère n’a rien à voir avec la religion, car je crois que le IIIe Reich a tué l’idée de l’élection et d’une protection divines. Mais je porte une empreinte très forte de ce que j’ai appris sur la destinée de ma grand-mère (exécutée à Riga) , de ma tante (revenue de Theresienstadt) et de mon oncle (fusillé comme espion supposé lors de la grande purge antisémite de 1937 à Moscou) et de ce que mes parents ont subi. C’est une part importante de moi, mais heureusement pas tout. Je suis totalement athée, je pense que le monde est un foutoir et que comme à Sodome et Gomorrhe, trop rares sont les justes. Peu importe d’ailleurs en quoi ils croient ou non, leur couleur de peau etc. Seuls les actes comptent.
  • admin - Saturday 24 October 2020 09:36
    Ce collage fait écho à des conversations évoquant les annés 70 que mes interlocuteurs considèrent un peu comme un paradis perdu. Il est vrai que dans mes souvenirs, il y avait a) l’espoir d’une société plus juste et b) une insouciance et une liberté qui me semblent désormais perdues. En faisant ce collage, le terme « âge d’or » m’est apparu assez vite. J’ai pensé à la mythologie grecque, aux rapports entre les dieux et les humains, aux géants, puis aux derniers peuples indigènes qui subsistent encore, au regard condescendant des colonisateurs blancs, à la nudité face au vêtement, à l’abondance etc. Des comportements indéchiffrables de part et d’autre, des styles de vie archaïques qui disparaissent. En somme, cette image fait écho au sentiment de perte que je perçois dans les générations qui me suivent. Lorsque je regarde des prospecteurs d’or ravager des terres au bulldozer, des bûcherons couper des milliers d’arbres en peu de temps avec leurs machines ravageuses , je vois à quel point ils ressemblent à des géants, version gore.
  • admin - Saturday 27 June 2020 15:36
    The boundaries - I call them grafts - are the essence of collage/montage. That does not mean that that there aren't hard edges, but it makes the collage function. Another point ist that too often collagists take the visual aspect of dada but ignore WHY the dadaists did so. Their works become so a pure formal work in opposition to what DADA hated - the emptiness of art. What we can see now are imitators, epigones, fakes, for ex. on Instagram. As the younger generations ignore who the artists were who started the the whole movement, they believe that putting a moustache on Mona Lisa is revolutionary etc. So I prefer, personnally, to live in an artistic margin than to howl with the pack.
  • admin - Friday 26 June 2020 12:20
    Un fond pâle, une montagne suspendue en l’air. Un volcan peut-être ? Une foule bigarrée de baigneurs, de toutes les nationalités, des gens qui s’inclinent tout en bas, mais devant qui ? Devant le porte-drapeau ou devant le personnage dominant sur la droite qui tient un papier ? Je ne le sais plus parce que j’ai changé en cours d’élaboration. Initialement, il y avait bien un roi à la place du personnage, mais j’ai préféré le remplacer par un juif russe qui tient une demande d’émigration en Israël. Mais dans cette image, le papier qu’il tient devient un message, car c’est un prophète. Ce qu’il apporte ne présage rien de bon. Des gens se prosternent à ses pieds, alors que les autres font la fête et ignorent sa venue.
    Il y a encore ce malade qui pleure en lisant un livre. Que lit-il donc de si triste ? Sans doute un livre prophétique.
  • admin - Wednesday 6 May 2020 16:44
    Un peu Beckmannienne cette image inspirée par mes propres souvenirs, la relecture de Jean Améry et la série Arte sur Berlin en 1945. J. Améry le dit très bien: la Heimat nous a brusquement été déniée et personne après la guerre n'a songé à nous la rendre. Il n'en reste que des images confuses.
  • admin - Monday 10 February 2020 11:35
  • admin - Thursday 6 February 2020 22:15
    I made this collage while thinking of my grandmother Dunia who was arrested in Hannover in 1941, put in a "Judenhaus" and then on a train to Riga where she was murdered. I don't have any photo of her, her life is like a black hole for me which I tried here to enlighten.
  • admin - Wednesday 15 January 2020 16:38
    Je commence toujours par une page entière de magazine. Comme aujourd'hui avec celle de la manif des femmes. L'autre moitié de la page, je l'ai utilisée en partie. J'ai aménagé (!) un ciel pour la profondeur. Sous la partie gauche se trouve une page de PM qui est partiellement recouverte. A la fin, j'ai rajouté les 2 rideaux élyséens (sic) et j'ai travaillé les têtes de ces dames. Pour accentuer la profondeur, j'ai exagéré les rapports (têtes, le bras à droite, le personnage à gauche) pour obtenir un va-et-vient entre le 1er plan et le fond, comme dans un film de Visconti ou les Bd de Gottlib. Mais la photo de départ a déjà donné la profondeur. En fait, et contrairement à la plupart de mes "collègues" je travaille l'espace. Pourquoi? Le collage est juxtaposition et superposition. De ce fait, on obtient des ruptures dans la photo. C'est en quelque sorte un détournement du réel vers l'art, une oscillation entre les deux. J'ai d'ailleurs toujours voulu que mes images oscillent, qu'elles provoquent l'incertitude. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est le noir-blanc. (PM des années 50-60 par ex.) et ce que cela peut représenter par rapport à notre monde à nous et formellement par rapport à la couleur. Mais c'est une histoire de vieux - le souvenir devient tellement important… et la mémoire aussi.
  • admin - Sunday 17 November 2019 17:49
    C'est le prénom de ma grand-mère maternelle, déportée et assassinée à Riga.