Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Tuesday 2 October 2018 17:07
    Ce collage fait penser à des peintures du passé figurant le paradis terrestre, mais à y voir de plus près, on découvre qu’il s’agit d’un massacre d’animaux sur fond de civilisation moderne. Et le personnage hybride semble faire partie des victimes bien qu’il émerge d’une plage urbanisée. La lumière qui tente d éclairer cette scène reste bien faible et le personnage qui la tient est enfant de ténèbres. Et que dire du rêveur tout à gauche ? Sans doute qu’il préfère ne pas voir. J’éprouve de la mélancolie à contempler cette image. Elle me rappelle les contes de mon enfance où humains et animaux se parlaient encore, dans un monde cruel mais cohérent, mais avec des happy ends plausibles. Aujourd’hui, j’ai l’impression que le mode est désenchanté et qu’il se dépeuple au fur et à mesure que les humains croissent et se multiplient. Et que peut faire une faible lumière dans tout cela ?
  • admin - Sunday 23 September 2018 18:33
    Il est venu comme ça avec le pot cassé. Et avec un souvenir de ma belle-sœur qui s’est suicidée une nuit après avoir préparé soigneusement la table du petit déjeuner pour mon frère et leur enfant adopté. Mais j’ai également voulu montrer que dans les intérieurs impeccables des gens aisés de ce pays se déroulaient autant de drames qu’ailleurs. Et ily y a également une pointe d’humour dans tout cela en remettant la sculpture de M. Cattalan dans un contexte bourgeois et fleuri.
  • admin - Saturday 25 August 2018 18:49
    Ici encore, tout s'emmêle: l'humain et l'animal comme des apparitions goyesques qui s'avancent vers moi. Mais ils ne sont pas menaçants . Je pense plutôt aux adultes vus à l'aéroport d'Orlando (il y a 30 ans) qui arborent des oreilles de Mickey sur leur tête. Mais aussi à l'imposture de tant de personnages que je vois - des masques, des poses, des ânes. Je leur ai mis le fameux bonnet d'un animal injustement qualifié de stupide et qui bien plus de jugeote qu'eux. La barre devant le front symbolise naturellement le caractère borné, obtus qu'on rencontre bien trop souvent.
  • admin - Thursday 23 August 2018 09:12
    Est-ce moi, ce lion en cage ?
    Ou suis-je plutôt du côté de la foule des voyeurs ?
    De toute façon, le grillage enclot les deux parties, la trouée ne débouche sur rien.
    Ce constat pessimiste entérine le fait que tout le monde est pris dans des illusions dont il est difficile, voire impossible de se rendre compte voire de s’en échapper. L’horizon est bouché – je préfère en principe laisser une ouverture dans l’image, justement pour qu’elle ne fonctionne pas comme un mur qui fait rebondir le regard comme une balle, comme ici.
    Je ne sais d’ailleurs pas s’il faut relâcher le fauve ou la foule, car tout peut arriver alors.
    Une autre idée me vient : le guépard représenterait l’inconscient de l’artiste qui cherche à briser les (ses) limites, tout en lorgnant vers le public, car sans ce dernier que resterait-il de lui ?
    Is it me, this lion in a cage?
    Or am I rather on the side of the crowd of voyeurs?
    In any case, the fence encloses the two parts, the gap does not lead to anything.
    This pessimistic observation confirms the fact that everyone is caught in illusions that are difficult, if not impossible to realize or even to escape. The horizon is clogged - I prefer in principle to leave an opening in the image, precisely so that it does not work as a wall that bounces the eyes like a ball, like here.
    I do not know whether it is good to release the wild beast or the crowd, because anything can happen then.
    Another idea arouses: the cheetah would represent the unconscious of the artist who tries to break the limits, while ogling towards the public, because without the latter what would remain of him?
  • admin - Sunday 19 August 2018 14:40
    Si on est pessimiste, on peut y voir l'avenir sous forme de catastrophes à répétition et se référer aux écrits et aux image apocalyptiques. J'ai d'ailleurs pensé au Béatus de Liébana en collant. Mais j'ai également voulu illustrer l'impossibilité d'y voir clair et le bonheur qu'on peut ressentir à se targuer d'avoir des convictions solides.
  • admin - Thursday 19 July 2018 17:21
    Peu m'importe quoi? Je ne sais : Peu m'importe. (Pessoa)
  • admin - Wednesday 18 July 2018 10:50
    C’est sûrement un rêve, d’ailleurs le rêveur est là dans l’image. Il est couché, les yeux fermés. Venant d’une photo montrant des malades attendant une guérison miraculeuse, sa vision devient plus intelligible, bien que décousue. En fait, je crois qu’il balance entre la vie et la mort, tout comme l’image le fait entre réalité et imaginaire. Et comme le rêve, l’image est à la fois lisible et énigmatique, voire incohérente. Mais j’éprouve de la satisfaction à regarder ce collage, car j’aime sa composition en vagues successives qui rappelle la mer à gauche ainsi que le fait qu’on peut s’y promener et y découvrir des éléments nouveaux, jusqu’au mystérieux placard d’où semble jaillir le personnage barbu à la jupe blanche.
  • admin - Monday 16 July 2018 19:43
    J’ai envie d’appeler mes créations « incohérences cohérentes » et cela s’applique bien au collage du jour. Comme souvent chez moi, il y a d’abord l’opposition entre une scène tragique - un accident sur la voie de chemin de fer - et le comique du personnage en gros plan qui pourrait être l’artiste devant son tableau. Je n’ai pas envie de tout détailler ici, mais de souligner quelques aspects de l’image. Ce qui est incohérent, ce sont les rapports de grandeur dans l’espace fictif du tableau, les continuités de plans, comme entre le « tableau » et le fond par ex. ou au contraire, de ruptures, comme vers le cou du personnage de droite. Je veux aussi parler du cheval noir. Il s’y est invité vers la fin de la séance de travail et je ne sais toujours pas ce qu’il y est venu chercher. Une interprétation me vient : celle d’un artiste fou devant un tableau devenu fou, qui essaye de reproduire une réalité folle. L’animal, cependant, est resté lui-même, tout comme les sauveteurs qui s’affairent autour de l’accidenté et font ce qu’il y a faire en pareille situation. Et que dire de l’homme qui se penche sur le col de l’animal avec mélancolie, regrettant sans doute des temps sans ce miroir dans lequel se regardent nos contemporains. En effet, il s’agit au départ d’une photo d’un accident devant lequel un homme fait un selfie avec le V de la victoire.
  • admin - Monday 2 July 2018 19:18
    Fait dans l'exposition Zao Wou-ki à Paris.
  • admin - Thursday 21 June 2018 11:34
    Le rapport avec Watteau n’est que formel bien qu’on puisse penser à son étude pour le tableau portant le titre « L’indifférent ». De mon côté, j’ai voulu ici mettre en images le problème du commentaire. Il est vrai que les guerres actuelles font resurgir en moi des souvenirs d’enfance. Mais je n’en ai pas souffert physiquement, comme aujourd’hui d’ailleurs par rapport aux souffrances de tant de gens. Je ne suis pas indifférent, mais je regarde tout cela de loin, avec un œil tourné vers toi, le spectateur, car c’est toi le vrai indifférent qui consommes tant d’images en d’innombrables clin d’œil sans t’attarder sur l’une d’elles pour t’y plonger vraiment. Et pourquoi donc t’arrêterais-tu longuement sur une image ?
    Je sais bien que l’artiste ne vaut plus que par son succès, par sa cote et que celle-ci ne s’obtient pas avec le genre d’images que je propose. En tant qu’outsider, je dialogue donc qu’avec moi-même, cela a l’avantage qu’on est toujours d’accord et qu’on peut se lancer un regard mi désenchanté, mi amusé en se disant qu’on n’est pas dupe de tout cela et que l’essentiel consiste à dialoguer avec soi-même.
    Encore sous l’effet de la lecture « Die Schere (Les ciseaux) » d’Ernst Jünger, je regarde une nouvelle fois cette image et j’y vois maintenant de petits bonshommes allant de ci-delà, armés ou non, inconscients des fils invisibles qui les commandent et un homme en noir qui se retourne comme pour se voir dans un miroir.